La vie est faite de choix, il faut faire les bons. Mais rare sont les fois où l'on y arrive .
Il faut de la réflexion, beaucoup trop de réflexion et de la patience.
Ça fait 5 jours sans nouvelles. 5 jours !
Mais pas pleurer, faut pas pleurer. Se taire, ne rien dire, paraître invincible et sans c½ur.
Être le plus fort pour pas tomber.
Mais comment avoir de la réflexion quand se mettent sur votre chemin la fatigue, la peur, le stress, ce manque infini et évident de tendresse, ce dégoût profond, ce manque d'envie, l'incompréhension.
Des sentiments qui font que la flamme s'éteint peu à peu. Faire abstraction de tout, ne plus penser, s'enfermer dans sa bulle et ne plus rien faire.
Égocentrique, égoïste, ...voilà comment vous serez perçu ...
Moi je me demande parfois si on avait pas de corps, si nous n'étions « que » des « âmes », quels seraient les critères de sélection des gens superficiels ?
On peut faire ce qu'on veut le passé nous rattrape toujours comme pour nous mettre face à un miroir et nous dire : « regarde ce que tu es, rien ! tu n'as jamais rien été et tu ne seras jamais rien ! »
RIEN, NIETS, NIENTE, NOTHING !
Voilà ce contre quoi on lutte, la peur de l' (in-( ?)) existence. Peur de ne rien être finalement alors on se bat , on lutte on essaye de se rendre important quitte à écraser les autres.
Mais quand on mourra, on sera tous la même chose, couché dans un cercueil fabriqué avec de l'érable exporté exprès du Canada fait sur mesure et confort trois étoiles ou alors dans plusieurs boîtes en carton rafistolés avec du papier collant sans marque ...
Mais quand même, dans l'un comme dans l'autre, on finira en poussières ou cendres, bouffés par les vers, coincé entre le ciel et la terre.
On accorde tant d'importance à la mort que ça en devient même dégoûtant ...
Et la vie ?
On la passe à s'entretuer, à se faire la guerre, à se faire exploser dans des métros, bus, avions, voitures ...
Critiquer, juger, ...
Moi le premier ...
Et quand on se retrouve seul il n'y a plus que nos yeux pour pleurer
Des larmes, encore des larmes ...
Qua faire ? Espérer, prier, se faire pardonner ses pêchés ...
On va à l'église, on assassine le(a) premier(e) venu(e) et après on va se confesser ...
« tu me feras trois pater, deux ave, et deux credo. Dieu te pardonne »
Dieu te pardonne ???
Il est bien bon ! Mais est ce que la petite fille violée mutilée et étranglée repêché au fond du lac 2h plus tôt en état de décomposition est du même avis ,
Comment pardonner à quelqu'un qui ôte la vie ? il devrait faire un livre avec le mode d'emploi car moi j'y arrive pas ...
Maintenant la petite fille a eu de la chance, elle est morte ...
QUOI ????!!!!??? T'ES MALADE ???? me direz vous ...
Non ... imaginez-vous devoir vivre avec ça sur la conscience toute votre vie ...
Jamais ça ne s'en va ... ça reste là des moments on y pense pas et d'autres où c'est omniprésent ....
Repensez au criminel tout le temps . toujours quelque chose qui vous rappelle votre « mort » : un endroit, un objet, des mots, une vois, une ombre, un physique, une coupe de cheveux, une chanson ...
Et quand vous prenez le temps d'avoir votre premier rapport sexuel avec envie et avec quelqu'un que vous aimez , quand celui-ci se fait avec amour, tendresse et envie, quand il se fait avec quelqu'un que vous aimez, ce rêve se transforme en cauchemar !
Vous revoyez tout ce que l'autre salopard a pu vous faire, parfois le visage de votre partenaire change, se modifie, et devient celui du diable !
Mais vous continuez, il faut continuez.
On ne peut pas se gâcher la vie encore longtemps, il faut réussir et terminer votre acte. Pour vous, pour lui, pour l' « autre ».
Lui montrer que c'est vous qui gagnez, que vous reprenez le pas sur la vie ...
Vous renaissez, ressucitez, car vous êtiez mort ... il vous a tué en vous ôtant votre innocence votre naïveté, votre amour, votre joie, ...
Il faut renaître maintenant
Refaire surface
Mais malgré tout ça reste là
Il faut pourtant vivre ...
... ou survivre ....



